
Après plus de deux ans d'imbroglios judiciaires, de guerre de communiqués et de jusqu'au-boutisme, la 33e édition de la Coupe de l'America va enfin se régler sur l'eau. Au meilleur de trois manches, dont la première a lieu ce lundi, au large des côtes espagnoles de Valence. De ce «Deed of Gift Match» entre le double defender, le suisse Alinghi, et le challenger, l'américain BMW Oracle, il sortira un vainqueur. Et il sera forcément grand, puisqu'il sera le gagnant d'un duel opposant les deux plus grands multicoques de match-racing jamais imaginés (27 mètres). Et on n'ose toujours pas y croire. Car rien n'est jamais simple dans la conquête du plus vieux trophée sportif du monde. Des actions restent en suspens devant la Cour suprême de New York, qui pourrait invalider une victoire conquise sur l'eau. Et d'autres pourraient encore suivre. Le fait d'être réunis pour en découdre sur l'eau n'a guère atténué l'animosité entre les deux milliardaires, Ernesto Bertarelli et Larry Ellison. Invités tous deux en conférence de presse samedi, seul le defender a répondu présent. Pour une franche poignée de mains entre gentlemen, il faudra attendre…
Même le duel vélique pourrait s'éterniser en raison de la météo de février à Valence, qui risque d'être le juge suprême de cette Coupe de l'America. Imprévisibles, les vents pourraient remettre en cause la tenue des manches disputées sur un terrain de jeu plus proche du parcours côtier que du match race (40 milles nautiques, soit environ 74 kilomètres). Et la brise fera la différence entre le catamaran Alinghi V et le trimaran USA 17, dont les performances sont théoriquement très proches, selon l'avis même des duellistes. «Dans 10 nœuds de vent, ces bateaux doublent ou triplent leur vitesse», souligne le Néerlandais Rolf Vrolijk, principal architecte d'Alinghi V. Le premier à attraper une risée un peu plus forte creusera une différence de vélocité qui prendra des proportions folles avec ces multicoques extraordinaires où l'imagination a pris le pouvoir sans presque aucune limite.
«Atrapame si puedes !»,(«attrape-moi si tu peux !») proclament les affiches dans la cité. «Et si tu finis», pourraient-elles poursuivre. Car ces machines, si grandioses soient-elles, ont des pieds d'argile. «Et le premier qui subira une grosse avarie perdra le match», prévient Vrolijk. Pourrait-on alors revivre un non-match, comme celui qui opposa en 1988 le catamaran Stars and Stripes de Dennis Conner à un monocoque géant battant pavillon néo-zélandais ? Il existe des similitudes, ne serait-ce que dans le contexte de controverse ou dans ce concept de voile rigide ressorti comme une arme absolue par les Américains d'Oracle. La parodie de régate de 1988 avait accouché d'une révolution. Une jauge avait été imposée, les Class America étaient nés et la Coupe avait connu cinq éditions remarquables. Alors, aujourd'hui, on voudrait croire que de ce bras de fer entre Alinghi et Oracle surgisse bientôt une nouvelle ère pour cette vénérable vieille dame.
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zonardDes dizaines de millions de dépensés pour que 2 hommes se fassent plaisir et qui n'apporte rien à personne sauf à eux et ceux qui construisent ...2 bateaux!!!Supprimer ce genre d'exploit.POINT D'ailleurs les medias ne devraient meme pas en parler..
Pour la F1 c'est identique car fabriquer des voitures que personne ne pourrait acheter et qui consomment plus de 45 litres /100kms ça c'est écolo!!!!
JP015Ces milliardires disctent leurs propres règles... c'est leur droit, mais pourquoi les médias ne les oublient-ils pas?
GepettoQu'ils s'amusent à faire des ronds dans l'eau si ça leur chante, mais pourquoi en parler autant?
PE... des dépenses engagées par des milliardaires pour cette course, n'oubliez pas qu'ils créent des emplois chez les constructeurs de bâteaux, dans les voileries, dans les ports. Quelle bonne nouvelle en période de crise.
La finalité peut paraître futile mais elle fait tourner la machine économique.
jeromemHomme libre, toujours tu cheriras la mer
jeromemHomme libre, toujours tu cheriras la mer
elmiguelelle fait remplir des lignes dans les média.... et rien d'autre... une "course" a 2 concurrents, c'est dur d'y intéresser l'opinion..
Belle promotion !
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Des dizaines de millions de dépensés pour que 2 hommes se fassent plaisir et qui n'apporte rien à personne sauf à eux et ceux qui construisent ...2 bateaux!!!Supprimer ce genre d'exploit.POINT D'ailleurs les medias ne devraient meme pas en parler..
Pour la F1 c'est identique car fabriquer des voitures que personne ne pourrait acheter et qui consomment plus de 45 litres /100kms ça c'est écolo!!!!